Carrefours de la pensée

 
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L'association « LES CARREFOURS DE LA PENSEE » a été créée en 1990 à l'initiative de Henry Lelièvre, alors adjoint à la culture de la ville du Mans.

Elle a pour objet d'organiser en coopération (avec Le Monde diplomatique puis Courrier international jusqu'en 2012) et en partenariat avec la « VILLE DU MANS » une manifestation annuelle de caractère pluraliste et pluridisciplinaire fondée sur des échanges entre intervenants spécialistes et grand public.

Cette manifestation intitulée « CARREFOURS DE LA PENSEE » traite une grande question géopolitique d'actualité qui peut être liée soit à une aire géographique précise : les Etats-Unis, l'Amérique latine ou l'Extrême-Orient, soit à un thème transversal général : l'eau, le terrorisme ou encore le travail, l'Europe...

Outre ces conférences et ces débats qui se déroulent au Palais des Congrès de la ville du Mans pendant deux jours, l'association organise d'autres activités autour du thème de l'année : projections cinématographiques, expositions (Palais des congrès et de la culture,  Bibliothèque universitaire), rencontres dans les lycées...
UEL à l'université certaines années. Une librairie propose les ouvrages des intervenants lors du colloque.

L'association a publié  jusqu'en 2010 un ouvrage qui reprenait l'ensemble des interventions et des débats. Le dernier est paru aux Presses Universitaires de Rennes: L'émergence de la puissance indienne - Mythes et réalités, thème du Carrefour 2009.

Depuis 2010 les interventions sont visibles sur le site internet de l'association sous forme de vidéos :  carrefoursdelapensee.univ-lemans.fr

L'association reçoit le soutien de l'Université du Maine, des collectivités territoriales, du journal Ouest-France, des différents médias régionaux et autres partenaires publics ou privés.
 

Voici les thèmes liés à cette chaîne :


Brésil : une puissance en question

25e Carrefour : « Brésil : une puissance en question » - Le Brésil est devenu en quelques années une puissance économique de premier ordre dans le monde. Septième puissance mondiale de par son PIB, le Brésil connaît un rythme de croissance soutenu (3,3 % en moyenne depuis 2000). Il joue aujourd’hui un rôle stratégique dans le commerce mondial de produits agricoles en occupant les premiers rangs dans de nombreux domaines (viande, café, soja, sucre, oranges, tabac), tout en disposant de ressources minières majeures (fer, aluminium…), sans compter les récentes découvertes d’importants gisements de pétrole au large de ses côtes. Le pays s’est également fortement industrialisé dans des domaines clefs tels que l’agro-alimentaire, la sidérurgie, l’automobile et la production de biens de consommation courants. Si le pays est encore l’un des plus inégalitaires de la planète, les politiques sociales conduites cette dernière décennie ont permis à des dizaines de millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté. Les nouvelles classes moyennes exigent aujourd’hui de meilleurs services publics dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité et des transports. Au sein de la société, des mouvements remettent en cause la distribution des richesses et des pouvoirs, que ce soit pour la réforme agraire, pour le choix d’aménagements et dans la vie des quartiers défavorisés. Le Brésil s’est constitué en tant que nation au cours des siècles, mais dans cet espace immense, des inégalités régionales persistent et se traduisent dans l’économie comme dans la culture. La diversité culturelle du Brésil se manifeste également dans ses croyances. La religion occupe une place importante dans la société brésilienne, le plus grand pays catholique de la planète est aussi une terre d’expansion des églises évangéliques. Le sport est un autre culte dans ce pays où le football est une passion, bien que l’unanimité autour de ce sport se soit effritée lors de la Coupe du Monde de 2014. Le Brésil présente des milieux naturels exceptionnels qui constituent des enjeux majeurs pour la protection de la biodiversité et des équilibres climatiques planétaires. L’Amazonie a été longtemps synonyme d’exploitation sauvage des ressources forestières et minières et d’expansion agricole, avec invasion des terres indigènes. Les fronts pionniers ont ouvert de gigantesques espaces à la colonisation et de grands barrages sont implantés sur les affluents du grand fleuve. Mais, du fait de politiques publiques volontaristes et de l’engagement d’une partie de la société civile, les dynamiques sont en train de changer : la déforestation s’est considérablement ralentie, de nouveaux systèmes de production moins consommateurs d’espace et de ressources se développent et la population amazonienne s’urbanise. Les Carrefours seront l’occasion de débattre des paradoxes de cette puissance émergente.