L'artiste et la Grande Guerre

Table ronde - Entretien avec Jean Richardot, photographe indépendant 5 décembre 2014

Journée d'études - L'artiste et la Grande Guerre, le conflit comme inspiration de 1914 à nos jours

 

Intervenant : Jean Richardot, photographe indépendant

 

Un entretien avec Jean Richardot, photographe indépendant, Paris (avec R. Bouchet)

Un « voyage initiatique » en Argonne en 1994 est à l’origine du travail photographique mené par Jean Richardot sur les traces environnementales et artefactuelles de la Première guerre mondiale. Dans sa démarche qu’il relie à sa propre histoire familiale, le photographe investit des lieux souvent à l’écart des circuits touristiques et pour lesquels il éprouve une « fascination » et une « attirance irrésistible ». Il y recherche « Le » vestige matériel du conflit qui, identifié, est ensuite isolé ou bien incorporé à son environnement panoramique, avec pour visée la mise en évidence d’un « potentiel émotionnel capable de laisser une empreinte mémorielle ». Mais cette charge émotionnelle, accentuée selon les cas par le choix de la couleur ou du noir et blanc, s’enrichie d’une vocation documentaire : le vestige est aussi élu dans sa capacité à rendre témoignage des réalités de la vie du combattant sous le feu comme au repos, des évolutions de son environnement d’implantation comme de ses usages, et encore de la fragilité de la balise matérielle et mémorielle qu’il constitue à la veille des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

 

An interview with Jean Richardot, independent photographer (with R. Bouchet)

An "initiatory journey" in Argonne in 1994 is the cause of the photographic work done by Jean Richardot on environmental and artefactual traces of the First World War. In his approach he links to his own family history, the photographer often invests places away from the tourist and for which he feels a "fascination" and "irresistible attraction". This research is "the" conflict equipment vestige identified, is then isolated or incorporated into its scenic environment, with the goal set for evidence of an "emotional potential can leave a memorial footprint." But this emotional, accentuated depending on the case by the choice of color or black and white, enriched to a documentary vocation: the vestige is elected in his ability to witness the realities of life as fighter fire as the rest, changes its environment and its uses, and also of the fragility of the material and memorial marker that is on the eve of the Great War centenary celebrations.




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